Comme vous l'avez compris l'ECMM n'existe plus depuis quelques années.  Il était né fin 2005 suite à la fusion du Vélo Sport Montluçonnais et du Vélo club de Montmarault.  Julian ayant débuté en 2004 au VSM, il a ainsi  porté deux maillots, le bleu du VSM et l'orange de l ECMM jusqu'en 2006, avant de rejoindre d'autres clubs de la région.  

A ses débuts,  rien ne pouvait laisser penser qu'un jour Julian deviendrait le numéro 1 mondial.

En septembre  2004, c'est un  petit gabarit, très nerveux, mais très sympathique qui a débuté sur son VTT.   Casque rouge et veste polaire bleue, on ne pouvait pas le louper.  En retrait, son père Jacques ( Jo pour les copains de la musique ) observe son rejeton, croisant les mains pour que cette activité physique fatigue un peu Juju avant son retour à la maison où Catherine doit déjà gérer Bryan et Léo. 

Et le Jo à l'époque, il s'en posait des questions.  Car lui le musicien n'a aucune connaissance en matière de cyclisme et  s'interroge souvent sur le matériel.   En commençant par acheter un vélo de route.  Sur mes conseils , il opte pour un vélo d'occasion d'une marque de sport bien connue qui va vite de montrer trop petit et mal adapté.  Finalement après recherches, il trouve une autre occasion,  un super vélo rouge de la marque Stephen Roche que Julian va choyer comme un trésor.   Il va y passer des heures sur ce vélo, et rouler tous les jours qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il vente.  Et il n'y avait pas une journée sans qu'il ne déboule à la maison pour y retrouver Florent.  A peine les devoirs faits, ou pas faits,  ils roulaient.  Il était si souvent chez nous, chez mes parents ou mes beaux-parents que j'avais parfois l'impression d'avoir un fils en plus.  

Attachant et toujours plein de petites attentions,  on ne pouvait rien lui refuser.  Souriant et joueur, ( comme on le connait aujourd'hui) il n'était jamais avare de facéties ou de cascades plus ou moins calculées.  Le service des Urgences de Montluçon peut en témoigner.  Catherine parlait souvent de demander une carte de fidélité.    Jamais pris de court,  il trouvait rapidement la solution à toutes problématiques. Certains dirigeants du club en feront les frais au cours de stages.   Invité à se calmer,  il ne fallait pas lui demander de laver un vélo sous peine de la retrouver dans le plan d'eau local pour le rincer plus vite, ou lui demander de faire un lit sous peine de retrouver matelas et sommier dans le jardin.     Il n'était pas seul pour les bêtises, il avait trouver quelques associés dans sa trempe pour occuper son monde.   

De mon côté, j'arrivais à les occuper.  Je les avais initier au cinéma et à un film qui va devenir culte " Le vélo de Ghyslain Lambert "..   ce DVD là, ils me l'ont usé..  Ils connaissaient, au mot près, toutes les répliques du film et il n'était pas rare d'en entendre quelques extraits pendant les courses.   " Allez Lambert "..   je les avais initié au secourisme,  voyant en cette matière un bon argument pour les obliger à se concentrer.   Sans négliger le côté utile de cette matière quand vous avez des cascadeurs dans l'équipe. 

Dans la période école de cyclisme,  il y avait un éducateur dont on a peu parlé en la personne de Jacques Foucat.  Un croisement entre un maître de Kung-Fu et un Anglais à l'heure du thé, calme dans toutes les situations et aux propos dignes d'un curé pendant la messe.   Pas un mot plus haut qu'un autre..  C'était juste ce qu'il fallait pour calmer les ardeurs de la petite troupe.   Toujours présent, aussi bien à l'entrainement qu'au bord de la route ou de la piste.   

La petite troupe goûtait  ainsi grâce à la disponibilité de cet éducateur,  à toutes les disciplines avec plus ou moins de réussite, mais ça n'était pas le plus important.  Ils s'amusaient et se soudaient..  Un pour tous.. tous pour un..  dans une émulation parfaite et dans un esprit de compétition naissant  ou presque, car il y avait toujours quelques parents, soin disant bien informés, pour casser le cercle parfait.  

Je me souviens parfaitement du premier cyclo-cross de Julian.  C'était au cours de l'hiver 2005,  à Varennes Sur Allier.  Equipé d'un VTT, il s'était confronté à toute la difficulté de franchir un circuit technique nécessitant du portage.   Il a bien tenté de porter son engin.   Bref le résultat ne fut pas très concluant, et 

ce jour là je n'avais rien vu de probant,  rayant d'un trait définitif  la réussite dans cette discipline.   J'en ris encore quand je me rappelle ça et j'en ai  tiré une grande leçon....    ne jamais cataloguer.  

fini pour aujourd'hui...  

 

 

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